
Une récente résolution de la Direction générale de la sécurité juridique et de la foi publique en Andalousie a clarifié une question centrale du marché en pleine croissance des locations touristiques : la licence de location de courte durée est liée au bien lui-même – et non à la personne qui le possède.
Jusqu'à présent, une incertitude régnait sur le sort d'une licence touristique lors de la vente d'un bien. Une affaire connue à Torremolinos, où un nouveau propriétaire avait perdu le droit de louer parce que la licence était encore enregistrée au nom du propriétaire précédent, avait déclenché une longue bataille juridique.
Désormais, les règles sont claires : la licence appartient au bien. Un acheteur doit simplement mettre à jour les informations de propriété auprès des autorités – aucune nouvelle demande de licence n'est nécessaire.
L'avocat Jacob Sala souligne que cette décision renforce la sécurité juridique et la protection des investisseurs :
La décision ne se contente pas de réduire la bureaucratie. Elle fait aussi de la licence touristique un facteur de valorisation à long terme du bien lui-même.
Un bien vendu avec une licence valide est plus attractif sur le marché qu'un bien identique qui en est dépourvu. En pratique, la licence peut être considérée comme un actif premium – qui non seulement permet la location de courte durée, mais augmente aussi la valeur de revente du bien.
Dans la crise du logement actuelle, où de nombreux habitants peinent à trouver un logement abordable, les locations de courte durée sont devenues un sujet politique brûlant. Partout en Europe – de Barcelone et Amsterdam à Lisbonne – les gouvernements ont introduit des plafonds stricts et des règles de zonage pour les locations touristiques.
L'Andalousie pourrait suivre une voie similaire. Avec plus de 150 000 biens touristiques enregistrés dans la région, de futures décisions politiques pourraient limiter le nombre de licences dans les villes touristiques et les zones côtières.
Cela fait des licences existantes une ressource potentiellement rare et très précieuse. Demander une licence aujourd'hui peut donc être vu non pas comme une simple démarche administrative, mais comme un investissement stratégique à long terme.
Selon le registre touristique andalou (26 août 2025), la région compte désormais plus de 150 000 appartements touristiques licenciés.
La croissance est la plus forte dans les provinces côtières et les grandes villes, où la demande touristique est la plus élevée.
Juan Cubo, président de l'AVVA-Pro (association andalouse des logements touristiques), a salué la décision :
Il a également rappelé aux nouveaux propriétaires de vérifier les règles locales d'urbanisme ou de voisinage, qui peuvent imposer des exigences supplémentaires.
Cette décision pourrait avoir des conséquences profondes sur le marché immobilier andalou. Pour les investisseurs, elle apporte plus de prévisibilité et de sécurité juridique, tout en faisant de la licence un puissant levier de valorisation du bien.
Dans un marché confronté à la fois à une croissance rapide et à un contrôle politique accru, une licence touristique pourrait bien devenir l'un des actifs les plus stratégiques qu'un bien puisse détenir.
Chez Estity, nous saluons cette décision. Elle aide les propriétaires à comprendre la véritable valeur d'une licence et garantit que les investissements réalisés pour améliorer un logement ne seront pas perdus. Une licence touristique est désormais plus qu'un simple permis – c'est une valeur ajoutée qui renforce à la fois le bien lui-même et son potentiel futur.